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PARACHUTE 118
<< DESIGN >>
04. 05. 06. 2005
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<<DESIGN>> (français)
<<DESIGN>> (english)
par_by Chantal Pontbriand
ANGELA DETANICO ET RAFAEL LAIN
DU LANGAGE PARTOUT
par Lisette Lagnado
EXCLUSION À DESSEIN:
LES "COMMERÇANTS" DE KEN LUM
EXCLUDED BY DESIGN:
KEN LUM'S "SHOPKEEPERS SERIES"
by_par Stephen Wright
DANIEL PFLUMM - GMBH.
ENTREPRISE EN PRODUITS ARTISTIQUES
DANIEL PFLUMM - GMBH.
ARTISTIC PRODUCTS COMPANY
par_by Magali Nachtergael
LIAM GILLICK ET LE SCÉNARIO KENNETH NOLAND
LIAM GILLICK AND THE KENNETH NOLAND SCENARIO
by_par Alex Coles
SYN- RANDONNÉE DANS LA VILLE INTÉRIEURE
SYN- EXCURSIONS IN THE INDOOR CITY
par_by Louis Jacob
REPENSER LE LIEU
Un entretien avec Jacques Bilodeau et Claude Cormier
par Koen de Winter
CONTEXTUAL DESIGN
THE DISTINCTIVE OBJECTS AND INSTALLATIONS OF COREY MCCORKLE
by Wouter Davidts
LIVRES ET REVUES_
BOOKS AND MAGAZINES
par_by Jim Drobnick, Sarah-Jane Lewis, Todd Meyers, André-Louis
Paré, Petra Rigby Watson
Angela Detanico + Rafael Lain, Quer Dizer (Ça veut dire), 2004, boîtes de carton_cardboard boxes, approx. 325 x 344 x 24 cm; photo: Ding Musa, reproduite avec l'aimable permission de_courtesy Galeria Vermelho, São Paulo.
<DESIGN>
par_by Chantal Pontbriand
Ce deuxième numéro de PARACHUTE sur le design se présente à nouveau entre guillemets, complétés cette fois par deux chevrons plutôt qu'un seul, comme ce fut le cas pour le numéro 117. Une fois de plus donc, nous nous interrogeons sur comment, entre matérialité et immatérialité, le design s'articule aujourd'hui. Comment penser la sphère du vivant, dans son entité matérielle, entre ce monde bien tangible qui nous entoure et cet autre monde des immatériaux dont Jean-François Lyotard avait si bien pressenti l'avènement?
Ludwig Wittgenstein, dans son désormais légendaire Tractatus logico-philosophicus, place le langage entre le sujet et le monde. Quelles formes prennent les choses de ce monde que nous habitons? Quelles formes peut-on leur faire prendre? Le design s'articule dans cette tension entre ce que l'on voit et ce que l'on ne voit pas, entre ce qui existe et n'existe pas matériellement, mais dont la présence ne peut pas être niée. Les systèmes d'information et les technologies dont nous disposons augmentent la part du non visible dans l'environnement humain. Le design en acquiert une importance croissante, contaminant les pratiques artistiques et vice-versa.
Angela Detanico et Rafael Lain s'intéressent à ce que le design peut nous faire comprendre des systèmes qui se mettent en place dans le monde. Leur vision des choses passe par le langage, un déchiffrage du réel, basé sur la perception et l'apprentissage. Ken Lum, dans sa série "Shopkeepers", produit un travail fort axé sur le langage également, même si le point de départ en est les enseignes que l'on trouve chez les petits commerçants. Par des jeux de langage, celles-ci se transforment et s'ouvrent à une polyphonie de sens qui donne place au sujet. Daniel Pflumm utilise les logos des corporations, ou encore les images de CNN, et en détourne le sens et le mode de fonctionnement premier, renversant les codes de l'économie marchande. Liam Gillick, dans les œuvres ici commentées par Alex Coles, produit des installations qui se réfèrent à des systèmes de communication mis en place dans les années 1960 dans une Amérique triomphante, où peinture et design corporatif se répondaient.
SYN - est un collectif d'individus qui travaille sur la réalité urbaine, entre utopie et désir. Ils introduisent dans la ville des situations inusitées qui permettent au quidam de se réinventer par des gestes hétérotopiques. Jacques Bilodeau et Claude Cormier travaillent à des aménagements intérieurs et extérieurs atypiques. L'un invente une forêt rose, alors que l'autre fabrique des meubles qui se moulent au corps humain. La fonction suit la forme. L'espace poétique s'ouvre au quotidien, celui d'un monde urbanisé et industrialisé. Le sujet s'y réinvente. L'histoire et la mémoire se trouvent interpellées à partir du présent. Corey McCorkle nage dans ces eaux. Pour lui, l'histoire est un langage que l'on décline tout en le détournant. Ainsi naît une plus grande perspective critique, qui fait suite à une mise en contexte de fragments d'histoire du design et de l'architecture, livrés à l'expérience nouvelle du spectateur. Les grands récits font place à des microrécits. Encore là, le sujet trouve à s'exprimer, en naviguant dans des configurations inusitées de la matérialité et de l'immatérialité du monde.
Chantal Pontbriand
PARACHUTE souhaite remercier Alex Coles et Alexandra Midal pour leur précieuse participation à l'élaboration de ce numéro.
Chantal Pontbriand

<DESIGN>
by Chantal Pontbriand
parachute 's second design issue presents itself once more in quotation marks; however, this time the word "Design" is spelled with double brackets instead of the single brackets used for issue 117. Once again, we are enquiring into the material and the immaterial modes of existence of contemporary design. How is one to approach the sphere of the living in its material entity, which lies, perhaps, between the tangible world around us and the immaterial one whose emergence Jean-François Lyotard so keenly foresaw?
In his now legendary Tractatus Logico-Philosophicus , Ludwig Wittgenstein placed language between the subject and the world. What forms do the things of the world we inhabit take? What forms can we bestow upon them? Design arises from such a tension between the seen and the unseen, between what exists materially and what does not, yet the presence of its objects cannot be denied. The information systems and technologies at our disposal have increased the role played by non-visible elements in the human environment. The importance of design is only increasing. It is contaminating artistic practices and vice versa.
Angela Detanico and Rafael Lain are interested in how design can help us understand the systems taking shape in the world. Their vision of things is mediated by language, a deciphering of reality based on perception and learning. In his "Shopkeepers Series," Ken Lum also creates work strongly oriented towards language, even if his point of departure is inspired by the signs found in small shops. By means of language games, such signs are transformed and lend themselves to a polyphony of meaning from which subjects emerge. Daniel Pflumm uses corporate logos or images taken from cnn and subverts their meaning and primary mode of operation, thereby reversing the codes of the consumer economy. The installation works of Liam Gillick, which are here analyzed by Alex Coles, refer to the communication systems put in place in a triumphant America in the 1960s, when painting and corporate design were in dialogue. syn- is a collective made up of individuals who work on urban reality, which thrives between Utopia and desire. They introduce into the city unusual situations that make it possible for individuals to reinvent themselves through heterotopic gestures. Jacques Bilodeau and Claude Cormier construct atypical indoor and outdoor objects. One invents a lipstick-pink forest, while the other produces furniture that moulds itself to the human body. Function follows form. Poetic space is opened up to daily life, the daily life of an urbanized and industrialized world. This is where the subject reinvents itself. History and memory are called upon in the present. This is Corey McCorkle's native element. For him, history is a language that one subverts by using it. In this way is wrought a greater critical perspective that follows on from the contextualization of historical fragments of design and architecture, which are given over to the new experience of the viewer. Master narratives give way to micro-narratives. Here again the subject finds a way to express itself, navigating in new ways between the materiality and immateriality of the world.
Chantal Pontbriand Translated by Thimothy Barnard
parachute would like to thank Alex Coles and Alexandra Midal for their valuable help during the development of this issue.

RÉSUMÉS /Abstracts 118
Angela Detanico et Rafael Lain
Du langage partout
par_by Lisette Lagnado
(text in French only)
Entre design graphique et arts visuels, le travail des Brésiliens Angela Detanico et Rafael Lain interroge les pratiques de communication contemporaines. En inventant de véritables programmes typographiques interactifs (Pilhas, Mundo Alinhado) les artistes designers invitent les lecteurs à mesurer le rapport étroit que le langage entretient avec le monde sensible. Détourner les conventions typographiques, jouer avec les signes graphiques semble, avant tout, être une manière de résister aux contraintes des langages qui nous entourent.
Angela Detanico and Rafael Lain's artistic practice integrates graphic design and the visual arts in order to problematize contemporary issues of language and communication. By creating interactive typography computer programs (Pilhas, Mundo Alinhado), these artist-designers seek to investigate the intimate relations that link language to the sensible world. Ultimately, subverting typographic conventions and playing with the signs of graphic design are strategies devised by the artists to resist the constraints of the languages that surround us.
1. Vilém Flusser, Petite philosophie du design, traduit de l'allemand par Claude Maillard, Belfort, Circé, 2002, p. 93.
2. Ibid. , p. 86

Exclusion à dessein: les "Commerçants" de Ken Lum
par Stephen Wright
La série des "Commerçants" de Ken Lum s'inscrit à la frontière du signe et du langage, et reprend le design graphique non professionnel d'affiches commerciales. Pour l'auteur, la force de ce travail repose sur une stratégie post-pop combinant un réalisme convaincant avec une affectivité irrésistible. Malgré l'aspect readymade de ces signes qui contribue à les confondre avec ceux du quotidien, l'humour que sous-tendent les composantes textuelles des œuvres et leur troublantes résonances révèlent les valeurs politiques et la fragilité des gens qui sont partagés
entre l'intégration économique et l'appartenance à
leur communauté.
Excluded by Design: Ken Lum's "Shopkeepers Series"
by Stephen Wright
Ken Lum's "Shopkeeper Series" exists at the threshold between sign and language, and draws from and reconceives objects of commercial, non-professional graphic design. For the author, the power of these works relies upon a post-pop strategy of combining persuasive realism with compelling affectivity. Even though the signs' readymade qualities associate them with the milieu of the everyday, the deadpan humour conveyed by their textual components and their disquieting resonances disclose the political values and frailties of people torn between economic integration and community belonging.
Ken Lum, Parvi, 2000, plexiglas, aluminium, peinture à base de vernis, colle, lettrage en plastique_Plexiglas, powdercoated aluminum, enamel paint, glue, plastic letters, 182,9 x 198,1 cm; photo reproduite avec l'aimable permission de l'artiste_courtesy the artist et_and Andrea Rosen Gallery, New York. © Ken Lum.

Daniel Pflumm - GMBH Entreprise en produits artistiques
par Magali Nachtergael
Depuis le début des années 1990, le travail de l'artiste d'origine suisse Daniel Pflumm est diffusé dans les boîtes de nuit, dans la rue sur des t-shirt et dans les lieux de l'art. Quelque soit le contexte de diffusion, les œuvres de Pflumm reposent sur le détournement de logos de célèbres multinationales. Loin de simplement critiquer la logique capitaliste dont ces logos sont les symboles, les œuvres de Pflumm contribuent, selon l'auteure de cet essai, à rendre la démarche de l'artiste ambiguë, car elle semble tirer profit de la culture d'entreprise à première vue dénoncée. Or, conclut l'auteure, en vidant les logos de leur dynamique référentielle, l'artiste met en échec le système publicitaire et parvient ainsi à proposer un
croisement significatif entre le design et l'art.

Daniel Pflumm - GMBH
Artistic Products Company
by Magali Nachtergael
Since the early 1990s, the work of Swiss-born artist Daniel Pflumm has been disseminated in nightclubs, on the street, on T-shirts and in the more official spaces of art. Pflumm's works seek to appropriate the logos of well-known multiational corporations. According to the author, Pflumm's artistic strategies do not simply critique the logic of capitalist economies by appropriating its symbols. In fact, his ambiguous works give rise to questions about their very status within capitalism, insofar as they reiterate the structures they seek to dismantle. The author concludes that Pflumm ultimately extracts the logos from their native referential dynamic, thereby subverting the system of advertising and creating significant hybrid objets that thrive at the borders of art and design.
Daniel Pflumm, O. T. (Du darfst), 2001, boîte lumineuse_lightbox, photo reproduite avec l'aimable permission de_courtesy Galerie Neu, Berlin. © Daniel Pflumm.

Liam Gillick and the Kenneth Noland Scenario
by Alex Coles
According to the author, the difference between the early 1960s and the mid-to-late 1960s is a crucial one and serves as a key moment in the genealogy of the interface between art and design. By examining the target and chevron paintings of Kenneth Noland, the acceptance of geometric abstraction in corporate logos and collections, and, by contrast, the contemporary conceptually-based installations of Liam Gillick, the author articulates some of the variegated ways in which politics, style and design merge.

Liam Gillick et le scénario Kenneth Noland
par Alex Coles
Selon l'auteur, on doit différencier les enjeux ayant marqué le début des années 1960 et la fin de cette décennie. Or, ces deux moments historiques se sont positionnés de façons distinctes vis-à-vis le débat moderniste. De surcroît, cette différence se trouve au cœur d'une généalogie des relations entre l'art et le design. En analysant les séries de tableaux "cibles" et les "chevrons" de Kenneth Noland, ainsi que l'intégration de l'abstraction géométrique au sein de collections d'entreprises et au sein de leurs logos, l'auteur décèle la fonction critique des installation de Liam Gillick
vis-à-vis les enjeux liant la politique, le style et le design.

SYN- Randonnée dans la ville intérieure
par Louis Jacob
Le collectif montréalais SYN-, dont les membres sont formés en architecture, en arts visuels et en design, se définit comme un atelier d'exploration urbaine. Leurs interventions artistiques sont pensées comme des invitations ludiques à redécouvrir la ville. Par des tables à pique-nique insérées dans les espaces vacants (Hypothèses d'amarrages, 2001) ou des parcours urbains avec une table de ping-pong (Hypothèses d'insertions, 2002), les projets de l'atelier SYN- interrogent, selon l'auteur de cet essai, les usages sociaux des espaces urbains. Avec Prospectus, le collectif propose une véritable randonnée dans la ville intérieure de Montréal - les commerces sous-terrain et le réseau de métro - suggérant un regard nouveau sur la manière d'habiter la ville et de résister à la logique marchande.

SYN - Excursions in the Indoor City
by Louis Jacob
The Montréal-based collective SYN-, whose members studied architecture, the visual arts and design, defines itself as an urban exploration workshop. Their artistic interventions are conceived as playful invitations to rediscover the city. According to the author, SYN-'s projects - such as Hypothèses d'amarrages (2001), a work in which the group placed picnic tables in vacant lots, or Hypothèses d'insertions (2002), which involved travelling the city with a ping-pong table - problematize the social uses of urban space in creative ways. With Prospectus, the collective conducted an exploration journey into Montréal's underground city (including the various business venues and the subway), thereby suggesting new ways to inhabit the city and to resist the logic of commodification.
syn-, Hypothèses d'amarrages, 2001; photo: Luc Lévesque, reproduite avec l'aimable permission des artistes_courtesy the artists.

Repenser le lieu
Un entretien avec Jaques Bilodeau et Claude Cormier
par_by Koen de Winter
(text in French only)
Dans cet entretien dirigé par Koen de Winter, designer industriel, Jacques Bilodeau et Claude Cormier exposent leur conception de l'intervention publique et domestique. Bilodeau, designer, oriente son travail sur le caractère instable de l'espace d'habitation et sur la prise en compte du contexte. Dans ses projets d'espaces publics, l'architecte paysagiste Claude Cormier concilie les références à l'histoire et une dose d'artificialité. Alors que les travaux de ces artistes semblent avoir des directions diamétralement opposées, ils ont collaboré ensemble lors de la réalisation de la résidence de Claude Cormier à Montréal.
In this interview conducted by the industrial designer Koen de Winter, Jacques Bilodeau and Claude Cormier examine their respective conceptions of pubic and domestic interventions. In his design work, Bilodeau problematizes the unstable character of dwelling space and seeks to harbour a site-specific consciousness of space. Cormier, a landscape architect, produces projects that combine historic references with strong architectural gestures, as well as the culture of public space with artificiality. Although their practices seem diametrically opposed to one another, they have collaborated closely while designing Cormier's residence in Montréal.
Jacques Bilodeau, Résidence Claude Cormier, 2003-2004; photos reproduites avec l'aimable permission de l'artiste_courtesy the artist, photo : Jean-François Vézina.
Claude Cormier Architectes Paysagistes Inc. (ccap), Blue Tree, 2004-2005, Cornerstone Festival of Architecture Gardens, Sonoma Valley, California; photo: Dave Aquilina, reproduite avec l'aimable permission de_courtesy ccap.

Contextual Design: The Distinctive Objects and Installations of Corey McCorkle
par_by Wouter Davidts
(texte en anglais seulement)
Selon Wouter Davidts, les installations hybrides de Corey McCorkle opèrent une fusion de stratégies issues de diverses histoires de l'art (les arts visuels, l'architecture, le design). En explorant les mouvements psychédéliques et les utopies modernes, ses œuvres critiquent la nature ambivalente du design dans la société contemporaine. Les projets de McCorkle s'adaptent aux débats modernistes en contextualisant ces derniers dans des situations géographiques précises dont l'histoire est reflétée par les œuvres. Ainsi, l'esthétique de McCorkle renouvelle plusieurs conceptions modernes de l'espace (de l'art nouveau au cube blanc) dans l'espoir d'y déceler une "différence" qui découlerait de la conscience de la valeur du présent de l'acte artistique.
According to Wouter Davidts, Corey McCorkle's hybrid installations combine strategies stemming from various histories that span the visuals arts, architecture and design. By embracing the heritage of psychedelic movements and Utopias, his works critique the ambivalent nature of design in contemporary society. McCorkle's projects adapt modernist debates by contextualizing them in particular geographic locations whose distinctive histories are reflected in the artist's works. McCorkle's aesthetics thereby revisit various notions of space from Art Nouveau to the white cube, while attempting to forge a conception of "difference" afforded by a consciousness of the meaning of their instantiation in the present moment.
Corey McCorkle, premier plan_foreground: New Ruin (Sonic Nimbus), 2002, carton et anneau en aluminium_foamboard with aluminum ring, 390 cm dia. x 60 cm h; arrière plan_background: Control, 2002, vinyle et lierre de jardin_vinyl and ivy from back garden, 120 cm dia. x dimensions variables_variable dimensions; photo reproduite avec l'aimable permission de l'artiste_courtesy the artist et_and Stephen Friedman Gallery, London.

PARACHUTE souhaite remercier Alex Coles et Alexandra Midal pour leur précieuse participation à l'élaboration de ce numéro.
PARACHUTE wish to thank Alex Coles and Alexandra Midal for their precious input on the development of this issue.
Couverture_Cover + page précédente_previous page:
Atelier Van Lieshout, Shaker Table, Moooi ,1999; photo reproduite avec l'aimable permission de_courtesy avl. © avl.

para_para
Marc de Verneuil > Ready to Shoot: Fernsehgalerie (Galerie télévisuelle)
Gerry Schum / Videogalerie Schum, Kunsthalle Düsseldorf, Düsseldorf
Shep Steiner > Robert Smithson, Museum of Contemporary Art, Los Angeles
Marie-Ève Charron > Excès de Vitrine, lieux divers, Chicoutimi
Yann Pocreau > Holly King, "Vistas", galerie Art Mûr, Montréal
Pierre Saurisse > Evolution 2004, lieux divers, Leeds (Angleterre)
Frédéric Maufras > Vito Hannibal Acconci Studio, Musée des beaux-arts de Nantes, Nantes
Michael Carroll > Metamorph - 9th International Architecture Exhibition, Venice
Anne Bonnin > Didier Courbot et Roman Ondák, Domaine de Kerguéhennec, Bignan
Adrienne Lai > Brady Cranfield, Western Front ,Vancouver
Wiiliam Wood > Massive Change: The Future of Global Design, Vancouver Art Gallery, Vancouver

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